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Réalisation d’une fresque

Les élèves de 6°B construisent actuellement une fresque sur le thème de la découverte des autres, de la tolérance et de l’accueil des autres. Lauriane, élève de la classe, raconte la première étape de cette aventure.

« J’arrive au collège Anne Cartier, à la limite du retard, comme d’habitude…
Mais aujourd’hui, ce n’est pas un jour habituel car ce vendredi 7 mai, c’est le jour où nous allons faire la fresque. D’ailleurs, toute la classe est là, derrière les barrières où se situe le mur de l’église sur lequel nous allons travailler. Nous allons le graver, l’incruster d’objets illustrant le conte collectif Alpha que nous avons écrit avec l’aide de madame Mey, de madame Chalamey et de monsieur Constant et monsieur Pennequin.

Madame du Manoir est aussi là pour nous aider à peindre cette fresque.

fresque02En rejoignant ma classe, je vois que les élèves ont tous un seau et une truelle ; et moi, je les ai oubliés. Heureusement ce n’est pas obligatoire ! Je vais me mettre en tenue. Mais en revenant, je me rends compte que j’ai aussi oublié les baskets que je pouvais salir. Qu’est-ce que je peux être tête en l’air ! Je me suis quand même mise au travail , comme le reste de la classe.
Pour la première heure, avec madame Boyer-Buch, je prends une brouette comme Aude et Clément. Et chacun à tour de rôle, nous passons à côté de la bétonnière pour récupérer ce qui se trouve dedans, un mélange d’argile, de paille et d’eau. Puis nous allons le donner au reste de la classe qui se trouve sur des tables pour faire le haut de la fresque ou sur la bâche, pour faire le bas. Pendant que je fais « des tours de brouette », Chloé, Sezen, Charlotte et Hubert s’occupent de la bétonnière.
fresque01La cloche sonne ; tout le collège est très intéressé par notre fresque. Moi, j’ai toujours mon problème de chaussures ! … Alors, avant de recommencer à poser l’enduit sur le mur, je vais voir Quitterie et Fanny qui me conseillent de me mettre en chaussettes ou pieds nus . Vu qu’à l’ombre du mur il fait froid, je choisis l’option chaussettes ; j’ai pensé qu’il valait mieux salir ses chaussettes plutôt que ses chaussures. Ensuite, j’emprunte une truelle et je monte sur une table. Comme les autres, je mets de l’argile au dos de ma truelle et je l’étale sur le mur. J’en laisse tomber la moitié par terre… Heureusement qu’il y a une bâche ! Être maçon, c’est plus subtile que ça en a l’air !

fresque02terEn deuxième heure, c’est madame Corneiller qui nous aide. À ce moment-là, je me débrouille déjà mieux, mais la maçonnerie, ce n’est pas fait pour moi. La cloche sonne, c’est l’heure de la récréation. Un
e bonne surprise nous attend. Les professeurs ont prévu un goûter ; le travail ça creuse ! En attendant , nous restons dans la cour. C’est bien de se reposer un peu. Nous sommes très sales et mes chaussettes ont subi une teinture couleur argile. Evidemment, nous entendons les autres collégiens faire des « bah ! » et « des beurk ! ». Mais je pense que certains auraient bien voulu être à notre place. Après avoir mangé notre pain, notre brioche et notre chocolat chaud, nous reprenons notre travail, cette fois-ci avec l’aide de madame Kmyta.

fresque02bisPour cette troisième heure, je fais le bas de la fresque. Et pendant une heure, je fixe le mélange sur le mur, jusqu’à la sonnerie suivante. Madame Pascal vient remplacer madame Kmyta et nous continuons notre fresque. À la fin de notre travail, madame Dumanoir nous aide à arranger ce qui ne va pas (les trous et les bosses) . Puis, comme pendant la récréation, elle passe derrière nous pour que le mur soit bien lisse. Nous rangeons, ramassons la terre tombée sur les bâches et nettoyons. Ensuite, je vais me laver les mains, pour la troisième fois au moins. Et la cloche sonne pour la sixième fois depuis le début de la journée. Je vais pouvoir rentrer chez moi. Mais j’ai un nouveau problème :

mes chaussettes sont maintenant couleur orange-marron alors qu’elles étaient blanches ce matin. Et je n’ose par enfiler mes chaussures car je vais les salir. C’est plutôt embêtant ; j’ai eu si froid aux pieds pour garder mes chaussures propres ! Alors pour ne pas les salir, je décide d’enlever mes chaussettes, de me laver les pieds et de remettre mes chaussures. Et je suis partie du collège ; heureusement, je n’habite pas loin.

Cette expérience m’a appris que les amis sont là pour nous aider et qu’ensemble on fait de bien meilleures choses que quand on est tout seul.

Lauriane L., classe de 6°B